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Retour à la grisaille pour les Gros Manches

J'ai donc retrouvé mes pénates hier soir, et mauvais temps oblige, je n'aurai pas vu le Léman de tout mon séjour. 

Mais le point positif, c'est que je suis rentrée avec du chocolat plein les valises (pour la maison ET le labo), et je pense que ça fera des heureux·ses. Par contre trouver des plaquettes vegan/sans lactose s'est avéré être plus compliqué que ce que j'imaginais (j'ai réussi, mais pour dire les choses pudiquement, y'avait pas des masses de choix à la COOP).

Par ailleurs, jeudi soir c'était soirée fondue avec un collègue, et pour le dessert y'avait des meringues à la crème de Gruyère. Alors certes c'était bien bon (même si j'étais contente d'être venue en février et pas en juin), mais c'est là que j'ai réalisé que ce pays vit une grande histoire d'amour avec ses produits laitiers. Et je me demande si ça n'est pas un peu too much. En tout cas, être vegan en Suisse, ça doit pas être de la tarte.

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Les Gros Manches dans le ch'Nord

Or donc, mardi j'ai fait un aller-retour à Lille dans la journée pour une réunion avec des gentilles collègues de service de science. Même que j'y étais avec collègue historique. Elle et moi on se connait depuis vingt-deux ans (soit mon arrivée dans mon laboratoire actuel), on a partagé un bureau pendant plus de quinze, et on collabore sur des projets scientifiques depuis un peu plus d'une décennie. Normalement elle part à la retraite dans deux ans et très franchement j'en suis un peu traumatisée d'avance. Bref, mardi matin, collègue historique et moi étions dans le même train qui nous a emmenée de Paris à Lille Flandres. Mais au retour, j'ai réussi à changer un billet et j'ai pris un train plus tôt, tandis que collègue historique restait à Lille pour attendre le train suivant. Sauf que vingt minutes avant le départ de son train, celui-ci n'apparaissait sur aucun panneau d'affichage. Alors elle est allées se renseigner au guichet.  Et on lui a dit qu...

Les Gros Manches toujours en musique

Ces temps-ci, les week-ends se suivent et se ressemblent un peu pour les Gros Manches, puisque la semaine dernière c'était le concert de hautbois de Totorelle , et ce samedi on va écouter l'orchestre de flûte de Gruffalotte .  Et même si je râle souvent que l'inscription au conservatoire des mini-manchottes nous a fait beaucoup galoper dans tous les sens (notamment quand il s'agit de faire réviser le hautbois de Totorelle , et que le facteur qui s'en charge est installé très littéralement à l'autre bout de Paris par rapport à chez nous), je dois aussi reconnaître qu'au fil des ans, on a eu la chance d'assister à un nombre incroyable de très beaux évènements musicaux . Et puis aussi, maintenant que les mini-manchottes sont plus grandes et commencent à avoir un peu de bouteilles dans leurs instruments respectifs, il faut aussi dire qu'on souffre nettement moins des oreilles pendant les auditions. Bref, entre ça et la chorale de mon côté, j'aurais j...

Janvier 2026, un top improvisé

Cette année je reprends la couture en compagnie de Totorelle , qui semble bien décidée à apprendre à coudre et a réaliser elle-même une partie de sa garde robe. Pendant les vacances de Noël nous sommes donc retournées ensemble au Marché St Pierre pour lui acheter du tissu, et en janvier on a attaqué son premier projet, qui était donc un top en jersey. J'avoue, au début, quand elle m'a annoncé qu'elle avait prévu de croiser un débardeur près du corp (pour le bas) avec un t-shirt oversized (pour le haut), j'étais un peu sceptique. Après m'être faite expliquer le concept trois fois, j'ai finalement proposé qu'on fasse un prototype dans un vieux reste de jersey avant d'attaquer celui acheté spécialement pour l'occasion. Comme quoi ça vaut le coup d'avoir accumulé des réserves de chutes pendant vingt ans, ça donne de la marge pour faire des tests. Grosso modo, le patron maison ressemblait à ça : À ma grande surprise, le prototype rendait très bien (et...

RTGM, chez les Helvètes

Demain dès l'aube, je prends le train pour Lausanne et un congrès où je vais retrouver des gentil·le·s collègues pour la semaine. J'avoue, j'ai bien hâte de me mettre au vert pour quelques jours, ça fera une pause bienvenue par rapport au labo où on passe notre temps à galoper. Outre écouter des présentations scientifiques, ma mission principale consistera à ramener du chocolat pour toutes la GM'Family, et aussi pour le labo. Le challenge étant que les deux doctorantes qui travaillent actuellement sous ma direction sont respectivement végan et intolérante au lactose (même que j'ai décidé de nous appeler la #TeamNoCheese). Or dans un pays qui a érigé le chocolat au lait au rang de monument national, il est possible que ça pose quelques difficultés de trouver des tablettes compatibles. Mais comme cet été j'ai bien trouvé des Ritter Sport vegans en Allemagne, je me dis que tout est possible.

Les Gros Manches au théâtre

Or donc, lundi soir, avec l' Homme , on est allé voir Frédérick Sigrist en one-man show au théâtre du Funambule (ce qui au passage nous a donné l'occasion de déambuler dans le nord de Montmartre, soit un quartier qu'on ne connaissait pas du tout). Sigrist n'a jamais été le plus médiatique des humoristes récemment dégagés par France Inter , mais j'ai toujours eu une affection particulière pour lui.  Déjà grace à Blockbuster , son formidable podcast consacré à la pop culture, et qui a animé beaucoup de nos trajets en voiture. Et puis aussi parce qu'il a le même âge que l' Homme et moi, et est aussi père d'ado·e·s. Donc forcément, on a retrouvé beaucoup de nos mini-manchottes dans ce spectacle où Sigrist explique notamment comment sa progéniture a démoli sans vergogne les films cultes de son enfance (RIP Indiana Jones, ça nous apprendra à donner une éducation woke à nos enfants tiens).  Mais il y a plein d'autres trucs qui nous ont fait rire, et qui n...