Accéder au contenu principal

RTGM, au Biergarten

Ça y est, il n'y a plus que Porcinette et moi à la maison, et on se la coule douce. Enfin, aussi doucement que faire se peut, sachant que je ne suis pas en vacances et que je vais donc servir la science au labo toute le semaine, et que de son côté, Porcinette doit d'ores et déjà commencer à réviser en vue des concours d'avril.

Mais bon, l'ambiance à la maison reste néanmoins nettement plus calme que d'ordinaire. Hier on s'est fait un petit escape game mère-fille (celui-là) et je suis assez contentes de nous. C'était la première fois qu'on était juste toutes les deux pour résoudre une salle, et sans faire des étincelles, on s'en sort tout de même avec les honneurs puisqu'on a fini avec une dizaine de minutes d'avance.

La salle avait pour thème le métropolitain de 1910, et j'ai donc découvert qu'à l'époque, une station de la ligne 2 était baptisée Allemagne (ou plutôt rue d'Allemagne, pour être précise).

Mais ça, c'était en 1910.

Parce qu'en août 1914, deux semaines après le début de la première guerre mondiale, rue et station étaient toutes deux rebaptisées Jean Jaurès, et c'est sous ce nom que nous les connaissons aujourd'hui.

Étonnant non ?

Et pour rester dans le thème germanophile, après l'escape game on est allées se manger une Currywurst au Kiez Kanal, un Biergarten du côté de la Villette. Parce que figurez-vous que notre resto allemand chéri (qui était du côté du Louvre) a fermé l'été dernier (le propriétaire a pris sa retraite et n'a pas trouvé de repreneur) et que désormais, pour la gastronomie allemande, il faut s'aventurer dans le grand nord parisien et c'est bien malheureux ma bonne dame. Même que l'autre jour je me lamentais auprès de mes collègues que y'a pas un seul resto allemand sur la rive gauche de cette ville, et bizarrement ça ne semblait pas les émouvoir autant que moi.

Le charme discret de la Currywurst et des Schnitzels est gravement sous-estimé dans ce pays je vous le dis.
Et sinon, ils ont aussi pleine de chouettes bières mais dans des bouteilles bien trop grosses pour ma consommation personnelle hélas.

Commentaires

Best of du mois dernier

Mars 2026, Totorelle fait dans la dentelle

Or donc, après sa première tentative de janvier dernier, Totorelle poursuit ses explorations couturesques.  Le short en lin est presque achevé (il ne nous reste plus que la ceinture à faire et après promis je mets des photos), et ce mois-ci, elle s'était mise en tête de se coudre un haut asymétrique en jersey et dentelle (je suppose qu'une fois encore l'idée avait été piochée sur TikTok, comme quoi on bitche sur les réseaux sociaux, mais ils font aussi beaucoup pour booster la créativité de notre progéniture). Cette fois ma contribution a été minimale, puisque je l'ai laissé gérer le patron seule, et je me suis contentée de lui fournir des restes de tissu adaptés pour faire un prototype et commander le tissu qui va bien juste après. Ah, et je lui ai aussi montré ce qu'était un bias pour finir le bord en dentelle, donc il y a quand même une dimension pédagogique au projet (que voulez-vous, on est une famille de profs, on ne se refait pas). Et donc, à la fin ça donn...

Boobs, tumeur et rock'n'roll

De Magali le Huche , je connais surtout les albums jeunesse plein d'humour, que nous avons lu et relu avec les mini-manchottes.  Il y a quelques années j'avais déjà été émue par le très beau Nowhere Girl , où elle racontait la phobie scolaire développée à son entrée au collège, et comment l'écoute intensive des Beatles l'avait aidée à tenir le coup pendant cette période pas facile. Avec Punk à sein , l'autrice aborde des sujets nettement plus daronnesques, puisqu'elle raconte la découverte de son cancer du sein à l'aube de ses quarante ans, alors même qu'elle était en train d'écrire Nowhere Girl .  L'album revient sur tout son parcours : les examens, le diagnostic, les opérations, les questionnements sur la famille, la peur et le soulagement. Mais aussi la solidarité, et la découverte de "copines de cancer". Cette fois, ce ne sont pas les Beatles qui l'ont accompagnée dans cette épreuve, mais Joe Strummer et la rage du son de The ...

Drame en trois actes chez les Gros Manches

Or donc, dimanche dernier on a profité du beau temps pour aller se balader en vélo le long de la Marne, du côté de St Maur. On avait laissée Totorelle à la maison parce qu'elle avait du boulot, et on a simplement embarqué Gruffalotte , qui roulait sur le VTT de Porcinette parce que son vélo à elle est désormais trop petit, et Porcinette , qui roulait dont sur le vélo de ville de Totorelle . Bon en gros on n'a que quatre vélos adultes à la maison, et donc en attendant d'en racheter un cinquième ça nous arrangeait bien de laisser une (pas si) mini-manchotte à la maison (et je crois que ça l'arrangeait bien aussi qu'on la laisse tranquille). Sauf que Porcinette  la pauvrette, en a bavé toute l'après-midi sur le vélo de sa soeur et elle a fini sa journée épuisée. Et j'avoue que ça m'inquiétait un peu quant à son état de santé. Parce que franchement, les bords de Marne, on fait difficilement plus pépouze comme balade à vélo. Et puis mardi soir, alors que je...

RTGM, antifa véner

Un truc qui montre bien que les mini-manchottes sont grandes maintenant, c'est que je préfère de nouveau le passage à l'heure d'hiver à celui à l'heure d'été. Alors que quand elles étaient petites, ben c'était le contraire . Et comme je sais que c'est pas toujours facile d'émerger de bon matin, le premier lundi après le passage à l'heure d'été, et histoire de rester dans le mood après ma lecture théâtrale de mars , je vous ai trouvé une chouette petite chanson pour vous aider à vous réveiller. On the Day the Nazi Died de Mary-couche-toi-là

Les Gros Manches reprennent la mer

Des fois que vous seriez en recherche d'idées de séries à regarder en famille (et que vous avez déjà éclusé tous les bons conseils du Blog SuperChouette ) , j'en profite pour signaler que la saison deux de One Piece (en prise de vues réelles) vient de sortir sur Netflix. C'est toujours aussi riche visuellement, les acteurs sont parfaitement pipous et le tout reste accessible à une vieille daronne comme moi qui n'a pourtant jamais lu aucun tome de la série (mais Porcinette , qui connait son sujet, elle, se charge de nous expliquer les détails qu'on aurait pu louper).  Bref, de quoi s'occuper les samedi soirs de ce printemps.