Or donc, ce week-end, à Ivry-la-Rouge comme dans le reste du pays, c'était le premier tour des élections municipales, et même que pour l'occasion j'avais un bureau de vote tout neuf, puisque l'ancien était dans feu le collège de Grufalotte (attention, feu comme finito, le collège à fermé et été remplacé par un neuf, pas feu comme il a cramé, ce qui m'arrange bien parce que c'était un vieux Pailleron et c'était un peu notre hantise qu'il y ait un incendie là-dedans).
Brefle.
Dimanche c'était élections donc, et moi pauvre innocente que je suis, je me suis faite pécho par l'assesseur du bureau en mode Vous êtes disponible ce soir ?, et du coup je suis allée dépouiller les bulletins.
Bon, ça faisait quelques années que je n'y étais pas allée, et en plus la dernière fois c'était pour des cantonales, le taux de participation était au raz des pâquerettes et ce fut plié en trente minutes chrono. Cette année c'était quand même un chouilla plus long, et ça m'a permis de redécouvrir tout le décorum associé au dépouillement des bulletins, que je trouve assez fascinant dans sa méticulosité et sa transparence. On recompte tout un nombre incalculable de fois, n'importe qui peut venir observer le processus et même si ça peut parfois sembler incroyable fastidieux, ça reste toujours plus fiable et transparent qu'une machine à voter.
Et puis il y a un truc que j'adore dans le dépouillement, c'est la liste des causes de nullité d'un bulletin (quand il est déchiré, marqué, raturé, quand il y en a plusieurs et c'est pas les mêmes, quand c'est pas un bulletin...). Au total, sur la liste il y a 17 causes de nullité différentes, et je trouve ça incroyable à quel point les gens peuvent être créatifs quand il s'agit de faire annuler leur vote.
Moralité, allez voter, et allez participer au dépouillement le soir, je vous jure on passe un bon moment (enfin, surtout dans ma ville) et c'est super instructif.

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