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RTGM, pause culturelle

En 2022, j'avais adoré La prophétie des soeurs serpents  d'Isis Labeau Caberia, un formidable roman ado qui proposait un grand récit afro-éco-féministe et invitait ses jeunes lecteurices à poser un regard nouveau sur la Martinique. 

Avec Chères ancêtres l'autrice quitte la fiction pour l'essai et revisite l'histoire de son île natale depuis la colonisation par les Français jusqu'à aujourd'hui, au prisme des générations de femmes, esclavisées afro-descendantes, engagées indiennes, et leurs descendantes, qui se sont succédées sur l'île.

Le texte, rédigé dans une langue à la fois poétique et rigoureuse, est incroyablement riche. Il est plein d'une colère féconde et créatrice. Il est plein de joie aussi, dans les nombreux exemples de résistance aux oppressions qu'il présente. et c'est une source d'inspiration et de réconfort en ces temps où l'on pourrait facilement céder au désespoir. 

Ironie des plannings éditoriaux (dont on sait qu'ils se construisent souvent avec plusieurs années d'avance), le livre est sorti chez Grasset une semaine à peine avant l'éviction de son directeur et la reprise en main de la maison par Bolloré. Il ne fait aucun doute qu'un tel ouvrage ne pourrait exister dans le monde éditorial tel que le rêve Bolloré, et ça le rend d'autant plus précieux.

Commentaires

Best of du mois dernier

Fierté grosmanchienne

Tandis que j'achevais de cuire à l'étouffée dans une salle de conférence nantaise, les résultats du bac français (et maths) sont tombés et j'ai donc la joie de vous annoncer que Totorelle a trop slay ses épreuves (c'est comme ça qu'on dit chez les jeunes, ça veut dire que ça s'est bien passé) et je suis donc super fière d'elle (ce qui ne nous change pas trop trop de l'ordinaire, je vous le concède). Par ailleurs, dans la série Ma progéniture est formidable , on est toujours en attente des résultats finaux pour Porcinette , mais on sait déjà que l'an prochain elle ira faire de l'informatique dans une grande école francilienne, qu'elle sera payée pour ce faire, et surtout, qu'elle va donc quitter la maison pour une chambre étudiante. Ce qui est une excellente nouvelle pour notre aînée, parce que c'est important de voler un jour de ses propres ailes, un peu moins pour l' Homme , qui a donc un été pour acter le départ de sa fille. So...

Scène de la vie ordinaire chez les Gros Manches

Aujourd'hui, vers les six heures du matin, y'a le chat qui est rentré en miaulant dans notre chambre, je suppose qu'il voulait qu'on lui donne à manger. Sauf qu'en fait, on n'a pas de chat. C'était un des chats des voisins qui était probablement rentré par un velux ouvert. Ça fait maintenant des années que tous les étés, les chats de la copro tentent de s'incruster chez nous, en vertu du principe selon lequel si notre logement n'est pas déjà le territoire d'un chat spécifique, alors il est le territoire de tous. Donc on passe environ six mois par an (de mars à septembre) avec la porte d'entrée ouverte sur le jardin collectif et autant de temps à virer les petits squatteurs poilus qui se relaient dans le salon.  En plus, depuis trois ans ils ont découvert qu'ils pouvaient aussi entrer par le velux de la chambre mansardé de Porcinette . Donc parfois, on voit un chat qui descend pépouze les escaliers du GM'loft alors qu'on l'a ja...

La transhumance des Gros Manches

Jeudi soir, j'ai une fois de plus survécu à l'invasion du domicile familial par les petit·e·s camarades de Totorelle pour sa soirée de fin d'année, tandis que l' Homme s'était réfugié à Orsay avec le reste des mini-manchottes. Cette fois, iels étaient presque une dizaine à rester dormir à la maison. Du coup vers les une heure du matin, tout ce petit monde a entrepris de descendre des matelas dans le salon, et quand je me suis levée le lendemain à 7h, j'avais un tas d'ado·e·s qui roupillaient en vrac chez moi. Même que je vais pas poucave, mais dans le tas y'en avait des qui ronflaient... En exclusivité pour ce blog, une vue de mon salon vendredi matin. Aujourd'hui c'est le début de la grand migration gromanchesque estivale, et c'est une fois de plus Totorelle qui ouvre le bal en partant deux semaines en colo du côté de Lyon avec un des des meilleurs potes. L'originalité de cette année, c'est que comme iels ont plus de seize ans, ma...

RTGM, à la fraiche

La GM'Family aura donc passé le week-end à se remettre de cette semaine en mode fournaise, et c'est tout juste si on a  trouvé la force de se traîner au théâtre à côté de la maison pour voir le spectacle de l'atelier théâtre de Totorelle (qui par ailleurs était particulièrement chouette, mais comme j'ai strictement aucune objectivité concernant ma progéniture, vous êtes libres de faire ce que vous voulez de cette information). Cette semaine, l'objectif est de profiter au maximum de la fraicheur matinale avant le retour de la vengeance de la canicule. Sachant que je m'estime plutôt bien lotie, puisque la semaine prochaine, je serai en congrès à Nantes.  Et certes, il y fera aussi chaud qu'à Paris (si ce n'est plus), mais en congrès, je loge à l'hôtel, et à l'hôtel, y'a la clim', donc ça devrait quand même grandement faciliter les choses. Ma tronche de bon matin, quand je sors du GM'Loft et qu'il fait encore bien frais dehors. (la v...

RTGros Manches, du côté de Nantes

Cette semaine je suis donc à Nantes pour un congrès avec plein de gentil·le·s collègues.  Il y a de cela fort fort longtemps, quand je me suis inscrite pour ledit congrès (soit en février dernier), je m'imaginais une semaine pépouze à la fraiche sur les rives de la Loire. En vrai, je vais me cogner une semaine de canicule pire qu'à Paris, mais au moins la nuit j'aurai une piaule climatisée à l'hôtel. Ma grande consolation, c'est que le congrès se tiens sur l'île de Nantes, juste à côté des célèbres Machines , et donc je vais enfin voir le fameux éléphant. J'ai même d'ores et déjà réservé une balade sur son dos pour mercredi matin (pour le premier créneau de la journée, en espérant qu'il ne fera pas trop chaud) et j'ai trop hâte d'y être. La vérité, rien que d'y penser j'ai 6 ans dans ma tête.