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Les Gros Manches à six

Et donc jeudi soir, je suis passée au lycée de Totorelle pour récupérer la gentille correspondante anglaise (qu'on appellera Imogen, parce que ça fait très british comme prénom). 

Imogen est très mignonne, et en plus elle m'a rapporté des Cherry Bakewell (faut dire qu'on avait fait passer un message assez clair à ce sujet). En échange, on va la gaver de viennoiseries made in France pendant une semaine, et ce matin au lycée elle va même avoir droit à la galette préparée par Totorelle pour sa classe. Qu'il ne soit pas dit que nous n'aurons pas défendu avec enthousiasme les couleurs de la gastronomie française pendant cette semaines.

Et si j'ai bien compris, cet après-midi Totorelle et ses copines emmènent leurs correspondantes faire du shopping et monter en haut de la Tour Eiffel. Franchement on fait pas plus parisien comme journée, Emily n'a qu'à bien se tenir.

(On a demandé à Imogen et elle a jamais regardé Emily in Paris. Ce qui est d'autant plus malheureux que l'immeuble d'Emily est pas loin du lycée de Totorelle, donc on aurait pu le lui montrer. Franchement, si les touristes révisent même plus avant leur séjour à Paris, qu'est-ce qu'on va devenir, je vous le demande ma bonne dame ?)

La plupart du temps, cette série me sort par les yeux, mais de temps en temps elle me rappelle que j'ai quand même de la chance de bosser dans un quartier aussi joli.

Commentaires

Best of du mois dernier

Coup de chaud pour les Gros Manches

Je connaissais déjà la plume d'Élise Thiébaut grace à son formidable (et précurseur) ouvrage jeunesse sur les règles  que j'avais été ravie d'acheter pour les mini-manchottes lors de sa sortie. Du coup, et comme je suis désormais de la Team #VieillesDaronnes, j'étais particulièrement curieuse de découvrir cette nouvelle bande-dessinée, qui parle cette fois de la ménopause (encore un sujet pas des masses traité dans le monde éditorial et on espères que ça va changer).  Tout comme la BD sur les règles, cette lecture était absolument passionnante, et joyeuse, et enthousiasmante aussi. Me voilà donc rassurée, je ne suis pas encore bonne pour la benne à ordures. Mon seul bémol serait que c'était trop court. Mais l'ouvrage s'achève sur une bibliographie qui fait très envie, donc je pourrais toujours en lire plus sur le sujet.

Mars 2026, Totorelle fait dans la dentelle

Or donc, après sa première tentative de janvier dernier, Totorelle poursuit ses explorations couturesques.  Le short en lin est presque achevé (il ne nous reste plus que la ceinture à faire et après promis je mets des photos), et ce mois-ci, elle s'était mise en tête de se coudre un haut asymétrique en jersey et dentelle (je suppose qu'une fois encore l'idée avait été piochée sur TikTok, comme quoi on bitche sur les réseaux sociaux, mais ils font aussi beaucoup pour booster la créativité de notre progéniture). Cette fois ma contribution a été minimale, puisque je l'ai laissé gérer le patron seule, et je me suis contentée de lui fournir des restes de tissu adaptés pour faire un prototype et commander le tissu qui va bien juste après. Ah, et je lui ai aussi montré ce qu'était un bias pour finir le bord en dentelle, donc il y a quand même une dimension pédagogique au projet (que voulez-vous, on est une famille de profs, on ne se refait pas). Et donc, à la fin ça donn...

Boobs, tumeur et rock'n'roll

De Magali le Huche , je connais surtout les albums jeunesse plein d'humour, que nous avons lu et relu avec les mini-manchottes.  Il y a quelques années j'avais déjà été émue par le très beau Nowhere Girl , où elle racontait la phobie scolaire développée à son entrée au collège, et comment l'écoute intensive des Beatles l'avait aidée à tenir le coup pendant cette période pas facile. Avec Punk à sein , l'autrice aborde des sujets nettement plus daronnesques, puisqu'elle raconte la découverte de son cancer du sein à l'aube de ses quarante ans, alors même qu'elle était en train d'écrire Nowhere Girl .  L'album revient sur tout son parcours : les examens, le diagnostic, les opérations, les questionnements sur la famille, la peur et le soulagement. Mais aussi la solidarité, et la découverte de "copines de cancer". Cette fois, ce ne sont pas les Beatles qui l'ont accompagnée dans cette épreuve, mais Joe Strummer et la rage du son de The ...

RTGM, antifa véner

Un truc qui montre bien que les mini-manchottes sont grandes maintenant, c'est que je préfère de nouveau le passage à l'heure d'hiver à celui à l'heure d'été. Alors que quand elles étaient petites, ben c'était le contraire . Et comme je sais que c'est pas toujours facile d'émerger de bon matin, le premier lundi après le passage à l'heure d'été, et histoire de rester dans le mood après ma lecture théâtrale de mars , je vous ai trouvé une chouette petite chanson pour vous aider à vous réveiller. On the Day the Nazi Died de Mary-couche-toi-là

Les Gros Manches reprennent la mer

Des fois que vous seriez en recherche d'idées de séries à regarder en famille (et que vous avez déjà éclusé tous les bons conseils du Blog SuperChouette ) , j'en profite pour signaler que la saison deux de One Piece (en prise de vues réelles) vient de sortir sur Netflix. C'est toujours aussi riche visuellement, les acteurs sont parfaitement pipous et le tout reste accessible à une vieille daronne comme moi qui n'a pourtant jamais lu aucun tome de la série (mais Porcinette , qui connait son sujet, elle, se charge de nous expliquer les détails qu'on aurait pu louper).  Bref, de quoi s'occuper les samedi soirs de ce printemps.